







Pendant les 45 ans passés dans le monde de la musique (je suis compositeur, hautboïste, flûtiste à bec et vibraphoniste) j’ai toujours dessiné, photographié, observé. Il y a une dizaine d’années, j’ai décidé de me tourner vers l’infographie mais j’utilise ce medium d’une manière très proche de la peinture. J’ai travaillé pour le théâtre, le ciné-concert, des sons et lumières, voyagé dans le monde entier, tout cela a constitué une sorte de banque d’émotions, de sensations qui me servent pour élaborer des tableaux où un certain surréalisme n’est pas absent. « Les chemins aléatoires » était le nom de mon dernier CD et plusieurs de mes tableaux ont pour nom « Trajectoires » (1, 5 ou 7), et cela résume assez bien ma recherche. Des hommes, des femmes (non personnalisés volontairement) y foulent l’espace en quête de quelque chose de toujours incertain. On y discerne, on y scrute, on y doute, on semble s’inquiéter. La certitude n’existe pas dans ces tableaux, juste le chemin qui mène…quelque part. Dernière chose, les ciels (je préfère ciels à cieux) sont omniprésents. CP
Christian Paboeuf ou l’univers secret du rêve, à Manzac-sur-Vern. – (Article de J.A Joubert 10/11/23) La mère, veuve très tôt, son dernier fils avait six mois au départ accidentel du père, possédait la fibre artistique, une personnalité magnétique et une vaste sociabilité. Elle éleva, certes dans la modestie, mais dans une ouverture au monde et à l’art, ses six garçons, émancipant très heureusement sa descendance. Ce fut une mère et une femme éclairée, en avance sur ces années où la femme modeste n’avait aucune place sociale rayonnante. Musique, dessin, peinture… L’expression artistique, à juste titre, était vue comme source d’émerveillement et d’épanouissement. Christian est peut-être le plus cosmopolite des enfants aussi bien en musique où se mêlent avec liberté de multiples sources, en véritable citoyen du monde, comme dans ses réalisations picturales ou le crayon, le bic, le travail très subtil sur les images avec des effets inattendus, souvent surréalistes, parfois mystérieux et d’une grande beauté plastique, résultent aussi comme chez Giacometti de l’infini du temps méditatif accordé par passion à son art : superpositions, échos, assemblages improbables, oniriques. C’est de la création à l’état pur qui mérite le même respect et intérêt que sa musique. D’ailleurs, un grand nombre d’enregistrements précèdent la reconnaissance que lui a value le plus récent. Télérama avait salué avec enthousiasme cet album que les confinements répétés ont un peu étouffé, fort regrettablement. Ces métissages universalistes trouvent leurs sources dans la même recherche esthétique qui est une excellente surprise en des lieux aux antipodes du monde culturel. Manzac qui semble pouvoir se résumer à être un des dortoirs des villes alentour, Vergt, Bergerac, Saint-Astier, Périgueux… tout en demeurant encore une zone rurale, n’attendait pas un authentique créateur sur l’étal de ses collines. Nous n’y fîmes point sérieusement attention, nous suffisant d’ouvrir les ouvrages des grandes expositions parisiennes ou celles des grands centres de la culture nationale, j’en suis moi-même un exemple. Quelle injustice vécue en toute quiétude et depuis de si longues années, qu’offre l’ignorance. J’ai ce souvenir avec le fabuleux artiste peintre, Yaude (Jean Duraffour), caché du côté du château de Bannes, non loin de Beaumont-du-Périgord, retiré, introuvable, écœuré par la facilité du succès de ceux qui ont un portefeuille jouxtant leurs talents. Pierre Mazars préfaçant les « Mémoires » de Giorgio de Chirico, écrivait : « …L’œil de Chirico est ironique ; jugements acides qui rappellent les invectives de Vlaminck contre les mandarins de l’art moderne ; assauts contre les marchands et les artistes qui pensent seulement à vendre. » Il n’y a, malgré cette méconnaissance de l’œuvre et du travail de Christian Paboeuf, aucune amertume – qui aurait pu convenir à de Chirico ou Vlaminck – chez cet artiste, qui comme Zadkine ou Giacometti est plongé dans son rêve au point où il en oublie contingence et nécessité. Et puis, si on se renseigne, on découvre bien des pôles d’éveil de la culture, sur ce territoire, à Bourrou, Saint-Astier… et comme je l’apprenais de Christian, en fin de matinée, à Saint-Paul de Serre qui fut un haut lieu de recherche théâtrale il y a quelques années ! Mon camarade Patrick Roig, à la longue chevelure d’artiste, premier conseiller du jeune maire de ce village, aurait mieux dû m’alerter sur cette niche incongrue au cœur d’une ruralité évanescente. Aujourd’hui, nous avons eu de la joie dans cette rencontre avec l’artiste, qui en cette grisaille, apportait le soleil de l’art et de la création dans le petit village de Manzac-sur-Vern. □
Réalisations en 2025






« Fantaisies », série de petits formats Séries limitées, numérotées de 01 à 10 – Format 30 x 24 cm Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 400 € (encadrement compris)



« Clairs et obscurs» (03/08/25), « Feu, fer, fuite » (04/08/25), « Du jaune, du blanc et un peu de noir… » (06/08/25), Séries limitées, numérotées de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 600 € (encadrement compris)
Réalisations en 2024


« Le syndrôme des lemnings » (06/24), « Manèges » (07/03/24), séries limitées, numérotées de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)

« La lune n’y peut rien » (31/01/24). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 80 x 60 cm Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)
Réalisations en 2023






« Des géants et des grues » (30/11/23), « Golgothas » (29/11/23), « Souvenirs épars » (05/02/23), « Pylônes » (28/01/23), « Me suis-je trop aventuré? », « Fête foraine » (08/01/23), séries limitées, numérotées de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)
« Souvenirs épars » (05/02/23) et « Pylônes » (28/01/23) sont des évocations de lieux rencontrés lors d’une tournée ciné-concert que je fis en janvier 2023 en Région Centre. « Fête foraine » (08/01/23) provient d’une déambulation place du Champ de Mars à Rennes au moment de Noël.
Interview réalisé par le site « Singulart » de Mme Ainhoa Fernández, diplômée des Beaux-Arts, se spécialise dans la gestion culturelle et le marché de l’art. Avec une expérience internationale en Espagne, au Royaume-Uni et au Portugal, elle a travaillé dans la production, le commissariat d’exposition et la gestion de galeries. Elle coordonne le programme VIP à ARCO et Urvanity et a fondé Art Bites Podcast. ***Comment évaluez-vous la technique de l’artiste en termes de couleurs, de formes, de texture et de taille, ainsi que de matériaux, de supports et de processus utilisés ?
Christian fait preuve d’une utilisation audacieuse et assurée de la couleur, combinant souvent des tons surréalistes à des arrière-plans contrastés. Ses choix tendent à accentuer la tension ou la désorientation,particulièrement efficaces pour créer une atmosphère psychologique. Si la palette est limitée dans certaines oeuvres, cette sobriété semble intentionnelle, au service de la nature conceptuelle des images. Les formes utilisées dans les oeuvres de Christian sont résolument surréalistes et anthropomorphiques, suggérant souvent des formes organiques mutées ou transformées. On observe une distorsion constante des références anatomiques, devenues expressives plutôt que figuratives. Cette utilisation de la forme témoigne d’une compréhension profonde de la forme comme métaphore, plutôt que comme simple structure.La texture est traitée de manière numérique et hybride ; de nombreuses surfaces présentent une finition brillante, semblable à un collage, qui contribue à l’étrangeté et à la construction des compositions. Cette technique crée une impression de matérialité synthétique, renforçant l’effet surréaliste. Lorsque la texture est utilisée plus subtilement, elle renforce l’atmosphère onirique au lieu d’attirer l’attention sur elle-même.
*** Quelle est la force du portefeuille ? Mon oeuvre préférée est Le syndrome des « lemnings » (Ma première série, 05/06/2025).
Le portfolio de Christian se distingue par son surréalisme audacieux, sa profondeur conceptuelle et son langage visuel cohérent, le plaçant résolument dans la lignée d’artistes qui utilisent la distorsion, la manipulation numérique et la désorientation spatiale pour explorer des thèmes psychologiques et existentiels. *** Où voyez-vous l’artiste sur le marché de l’art en termes d’audience, de prix et de potentiel de marché estimé ?
Le surréalisme attire généralement les collectionneurs qui apprécient l’art imaginatif, onirique et symbolique. J’estime sa fourchette de prix entre 800 et 2 000 €. Les artistes qui construisent une marque personnelle et un récit forts, maintiennent une qualité constante et
interagissent avec leur public ont généralement un potentiel de marché plus durable.
Réalisations en 2022


« Quand l’inquiétude est un affût… » (15/11/22), « Trajectoires N°7 » (21/10/22), séries limitées, numérotées de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)
Réalisations de 2016 à 2022

« Qu’en est-il de la beauté sur un damier qui s’enfuit? ». (06/05/20). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)


« Mon amour des gorilles ne masque pas mon désarroi » (05/05/20) et « Ah, c’est toi…!!! » (08/05/20). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)

« Ne soyons pas trop tristes, la déchéance est belle parfois ». (20/08/20). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 80 x 60 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)

« Ce que les ciels suggèrent… ». (07/02/17). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 135 x 90 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1600 € (encadrement compris)

« Les échassiers ». (30/12/16). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)

« Lumières ». (28/03/16). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)
Réalisations de 2014 à 2015


« Maelstrom » (26/04/15) et « Ce rire hideux qui masque la beauté humaine » (21/01/15). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)

« Mosaïque N°1 ». (10/01/15). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)


« Trajectoires N°5 » (20/08/14) et « C’est très beau ici…mais je suis un peu perdu ». (01/04/14). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)
Réalisations de 2010 à 2013


« Trajectoires N°4 » (14/12/13) et « Puits de pétrole » (26/01/13). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)


« La migration des ballerines » (14/11/11) et « Fantasmagorie » (23/09/11). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)

« Trajectoires N°3 ». (24/06/11). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)
La sculpture apparaissant sur ce tableau a été réalisé par une dame dont j’ai perdu le contact et qui m’avait autorisé à l’utiliser. Si elle reconnait son oeuvre, peut-elle me contacter?


« Le blanc comme la mer dans le sable » (28/11/10) et « Yolli dans le ciel avec… » (…). Série limitée, numérotée de 01 à 10 – Format 60 x 80 cm – Tirage: Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g – 1000 € (encadrement compris)
Contact: Christian Paboeuf – 06 86 87 39 21 – christian.paboeuf@neuf.fr
